Interview de Kevin Nicolet: le maillot de l’équipe suisse, c’est une très grande fierté

Mauricette Schnider

Actuellement engagé dans les Championnats du Monde U18 au Texas, le Fribourgeois Kevin Nicolet m’avait accordé une interview il y a une dizaine de jours, au moment où il posait les pieds aux Etats-Unis. Il nous parle de sa sélection, du tournoi et de sa saison avec les U20 de Fribourg.
Au moment d’écrire ces lignes, la Suisse est qualifiée pour les 1/4 de finales du tournoi mondial.

Kevin, tu as déjà à ton actif plus de 40 matchs en sélection nationale. Que représente pour toi le maillot à croix blanche ?
Le maillot de l’équipe suisse, c’est une très grande fierté. J’ai eu la chance de le porter à de nombreuses reprises et à chaque fois il faut se donner à fond, défendre ses couleurs. Je suis conscient que j’ai de la chance.


Qu’as-tu ressenti la première fois que tu l’as porté?
C’était lors d’un match contre l’Autriche, en U16. C’était une sensation bizarre, avec l’hymne national, je sentais que mon aventure avec l’équipe suisse commençait. J’étais fier de moi et j’ai tout fait pour rester dans ce cadre et continuer à porter ce maillot.

Tu participeras à tes premiers Mondiaux, comment décrirais-tu tes émotions à quelques jours du début de ces Championnats du Monde. As-tu des appréhensions, des objectifs personnels ?
C’est quelque chose de particulier. Pour le moment c’est assez calme mais ça va gentiment monter. Il y a assez d’engouement autour de ce tournoi pour que ça rajoute quelque chose, en plus à Dallas, on est chanceux d’être là.
Je n’ai pas trop d’appréhensions, je sais qu’on va jouer contre les meilleurs 2003 du monde et que si je suis là c’est parce que j’ai aussi le niveau. Pour mes objectifs personnels, c’est clair que j’aimerais ramener quelque chose de Dallas en Suisse. Je vais jouer mon meilleur hockey, pas trop me poser de questions, et si je joue simple et juste je pourrai performer et aussi aider l’équipe.


Privés de matchs importants depuis deux ans, peux-tu nous dire quelques mots sur votre préparation à cet évènement ?
Ca fait longtemps qu’on n’a pas eu de matchs internationaux à part les deux rencontres contre l’Allemagne cet été. On sait que le niveau est très élevé, c’est un cran au-dessus de ce qu’on connaît en club. La préparation était dure, intense mais je pense qu’il le fallait. On a eu deux entraînements par jour pendant 10 jours avec beaucoup d’intensité.


La Suisse fait partie du groupe du Canada et de la Suède, deux nations qui sont régulièrement composées de talents très prometteurs et qui impressionnent souvent lors des compétitions internationales. Appréhendes-tu les rencontres contre ses équipes de manière différente que les autres, comme la Lettonie et le Belarus, ou pour toi un match reste un match?
Avec le Canada et la Suède dans le groupe, ce sont deux nations qui jouent très bien au hockey, avec des joueurs très talentueux, mais on ne doit pas en avoir peur. On doit y aller, jouer notre jeu, donner tout ce qu’on a et on verra ce que ça donne. Si on y va avec la boule au ventre, on n’obtiendra pas un bon résultat et un match reste un match, il y a toujours 0-0 au début et tout le monde peut gagner. La Russie et la Lettonie sont aussi deux bonnes nations et on sait que tous les matchs internationaux sont difficiles à gagner et il va falloir y aller avec la même mentalité à chaque match, même si c’est le Canada ou la Suède.

Durant cette saison particulière, vous avez dû jouer à huis clos. Même si on sait que les matchs des juniors ne déplacent malheureusement pas les foules, comment avez-vous vécu l’absence de vos familles et amis à la patinoire ?
C’était pas facile de jouer à huis clos toute une saison. On n’a pas beaucoup de spectateurs mais avoir la famille, les amis dans les gradins ça aide toujours, c’est un soutien mental. On a dû faire sans. Et même s’ils étaient derrière leurs écrans à regarder les matchs en direct ce n’est pas la même chose.
En une saison on a eu le temps de s’y habituer et on ne sait pas combien de temps ça va encore durer, mais au final, qu’ils soient là ou pas on doit amener notre meilleur hockey dans les rencontres qu’on doit disputer.


Avec les juniors de Fribourg vous avez réussi un coup de maître en vous qualifiant pour les play-off lors du dernier match du Masterround. Un exploit dans une saison qui n’a pas été des plus faciles. Si on fait le bilan et même si la médaille de bronze vous a échappée, on peut quand même dire que votre saison a été réussie ?
On a eu globalement une bonne saison. Notre objectif était de finir dans le top 4 pour pouvoir aller chercher une médaille. On a fait quelque chose d’assez incroyable en gagnant 9 matchs sur 11 dans le Masterround. Chacun a tout donné, son meilleur hockey et comme tu dis, on a perdu la médaille de bronze. C’est la deuxième fois qu’elle me passe entre les mains et sur le moment ce n’était pas facile à avaler mais avec du recul, avec notre effectif, on a quand même réalisé quelque chose d’assez grand. Je suis fier de Fribourg et de cette équipe.


A ton avis, que vous manquait-il pour battre Lugano lors de cette petite finale ?
Contre Lugano, c’est pas facile à dire mais je pense qu’il ont joué plus juste que nous. On a joué trop compliqué. Tout le monde n’avait pas l’expérience d’un match pour une médaille, c’était quelque chose de nouveau. On n’a pas été assez malins, on n’a pas réussi à mettre au fond les occasions qu’on avait. C’est le genre de petites différences sur les matchs comme ça qui font que parfois ça tourne en ta faveur et des fois pas. Ce match-là c’était pour eux, ‘espère que le prochain sera pour nous.


Si on parle du futur, peux-tu nous dire comment tu envisages ta carrière de hockeyeur ? As-tu des souhaits, des rêves à réaliser ?
Pour l’instant je ne sais pas trop, je me concentre sur les Mondiaux et ensuite je verrai ce qui arrive, où je peux aller; mais actuellement le focus est vraiment sur les Championnats du Monde.
Mon rêve, c’est celui de jouer en NHL, je sais que c’est le rêve de tout homme qui joue au hockey. C’est clair qu’il y a peu de joueurs qui y arrivent, donc si je pouvais déjà atteindre la National League ce serait quelque chose de bien pour moi. Par quels moyens je vais y parvenir, ça je ne sais pas encore exactement.


En attendant de suivre vos performances aux USA, je te souhaite de bons Mondiaux et je te laisse clore cette interview avec ton mot de la fin :

Merci beaucoup et allez la Suisse, on va tout faire pour ramener quelque chose au pays.

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