Mon choix de match ce mercredi 8 septembre s’est porté sur le LEM qui affrontait Yverdon en match de Coupe suisse, nouvelle formule baptisée depuis National Cup.

La soirée semblait “mal barrée”, avec une surfaceuse capricieuse qui refuse de faire son travail. Pas grave, on décide de commencer la partie malgré tout. Mais finalement la machine reprendra du service et le match peut débuter… jusqu’à ce que le chrono tombe lui aussi en panne. Peu importe, on calculera le temps à la main! Ce stratagème aura permis quelques sourires en entendant au micro “il reste 4 minutes à jouer” ou encore “fin du match”, sans sirène, dans un état d’esprit bon enfant. Problèmes techniques n’empêchent pas de prendre du plaisir.

Si je devais parler du match, je dirais simplement que David n’a pas vaincu Goliath mais n’aura pas enlevé aux équipes la joie de retrouver la compétition après tant de mois d’arrêts. Les locaux n’ayant dans les jambes qu’un seul entraînement sur glace depuis 2020. Chapeau bas Messieurs!

Cette soirée était pour moi synonyme d’amitiés retrouvées, de “vieilles” connaissances. Avec toutes ces années passées à photographier toutes les ligues, c’est toujours un plaisir immense de les retrouver ici et là. A l’image de Simon Barbero, ancien joueur du HC Ajoie, de Thibaut Sauthier découvert avec les Novices de Bienne, et les anciens juniors du HCC. Et tant d’autres…

Hier soir j’ai choisi ce match par amitié, pour les deux équipes. S’il était agréable de les revoir et de parler avec eux, la phrase qui résume cette journée de décision fédérale du pass généralisé a plombé mes derniers instants passés à Saignelégier:

“Est-ce que je dois arrêter le hockey si je ne suis pas vacciné?”

Des décisions qui paraissent incompréhensibles mais dont je ne ferai pas débat ici, ce n’est pas l’endroit. Mais penser que des arbitres et des joueurs qui font du hockey depuis tant d’années, qui évoluent en 3ème ligue, mais aussi à d’autres niveaux, par passion pour ce sport, se retrouvent condamnés à choisir entre se soumettre ou arrêter, me laisse perplexe. Un sentiment de malaise pour ma part, de déception et d’inquiétudes. Combien sacrifieront leur sport, rangeront leurs patins, définitivement pour certains? C’est mon interrogation.

Mauricette Schnider

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